Cafunga par Nadia Mosquera

« Ce dessert est typique des Marrons, les habitants des côtes nord-est du Venezuela »

Nadia Mosquera, une habitante de Caracas, a mené de nombreuses recherches au sujet des populations marronnes qu’on peut rencontrer au nord-est du Venezuela, dans les états du Miranda et de l’Aragua. Le terme Marron vient de l’espagnol cimarrón qui signifie vivant sur les cimes et désignait en effet les esclaves d’origine africaine s’étant enfuis des plantations pour regagner leur liberté.

Ils vivaient donc cachés dans la forêt sous des abris de branches et de feuilles. Ils cuisinaient ce qu’ils avaient sous la main, selon leurs propres repères culinaires. Ainsi il n’était pas rare qu’ils utilisent le manioc et la banane plantain.

Et c’est ce que Nadia Mosquera a choisi de mettre en évidence en évoquant le cafunga, une recette réalisée à partir de ces ingrédients et préparée, aujourd’hui encore, par les descendants des Marrons. Certains y verront peut-être un lien avec le chikwangue du Congo et de l’Angola, ou encore le bâton de manioc du Cameroun.

Recette

PERSONNES

12

TEMPS

1 heure 30

ORIGINE

Venezuela

Ingrédients

6 petites bananes plantain (« Lady Finger »,
« banane bonbon »)
2 racines de manioc
2 noix de coco râpées
4 étoiles d’anis

2 clous de girofle
6 feuilles de bananier
beurre
sel
sirop de sucre de canne

Préparation

  1. Éplucher les bananes et le manioc et écraser l’ensemble dans un bol jusqu’à obtenir une pâte tendre et sans grumeaux.
  2. Ajouter la noix de coco, les étoiles d’anis, les clous de girofle, le sel et le beurre. Écraser aussi le tout.
  3. Étaler un sixième de la préparation au centre de chaque feuille de bananier.
  4. Rouler les feuilles en forme de cylindre.
  5. Cuire au four pendant une heure à 180°C.
  6. Avant de servir, ouvrir un peu chaque feuille et verser du sirop de sucre de canne sur la préparation.
Cafunga par Nadia
Cafunga preparation
Nadia